Conférence travail et retraites
Le gouvernement a répondu aux partenaires sociaux demandant l'abandon de la réforme de l'assurance-chômage initiée par François Bayrou. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, accepte un "retrait sous condition" de la lettre de cadrage d'août 2025. Toutefois, cette main tendue s'accompagne d'une exigence stricte : les partenaires sociaux doivent négocier sur les ruptures conventionnelles pour dégager "au moins 400 millions d'euros" d'économies annuelles dès 2026. Bien que ce montant soit quatre fois inférieur aux objectifs de la réforme Bayrou, cela représente un durcissement notable pour les allocations. Si les négociations n'aboutissent pas d'ici fin janvier, le gouvernement indique reprendre la main, invoquant la dégradation des finances publiques. En attendant, les règles actuelles (convention RAC de novembre 2024) continuent de s'appliquer.
La première plénière de la conférence travail, emploi, retraites (CTER) s'ouvre ce vendredi 5 décembre au Conseil économique, social et environnemental (Cese) à Paris. Annoncé par Sébastien Lecornu lors de sa déclaration de politique générale, ce rendez-vous doit permettre au gouvernement d'engager un large tour d'horizon sur les conditions de travail, l'emploi et l'avenir du système des retraites, en présence des syndicats et d'une partie du patronat.