Début des discussions paritaires sur les ruptures conventionnelles et les contrats courts
Les négociations sur les ruptures conventionnelles et les contrats courts ont officiellement débuté mercredi après-midi au siège de l'Unédic, dans un climat marqué par des divergences sur l'étendue des discussions.
Les partenaires sociaux sont parvenus à un premier accord de méthode : l'envoi dès aujourd'hui d'un courrier au Premier ministre Sébastien Lecornu. Ce document réclame l'agrément de l'avenant sur le bonus-malus signé en mai 2025 et la confirmation du retrait de la lettre de cadrage de l'exécutif, conditions posées par les syndicats pour poursuivre le dialogue.
Sur le fond, l'entente est plus difficile. Le patronat souhaite élargir les débats au-delà des seuls contrats courts et ruptures conventionnelles. S'appuyant sur la lettre de mission du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, le Medef propose de revoir plus largement les paramètres de l'assurance chômage, citant notamment les conditions d'entrée, l'indemnisation et les régimes spécifiques (frontaliers, intermittents). Hubert Mongon, négociateur du Medef, plaide pour un recentrage du système sur sa vocation assurantielle.
Cette approche se heurte à l'opposition des syndicats. Force Ouvrière et la CGT refusent catégoriquement cet élargissement, limitant leur mandat aux ruptures conventionnelles comme initialement demandé. La CFDT, tout en reconnaissant la légitimité des propositions patronales dans le cadre d'une négociation, rappelle qu'une convention est en vigueur jusqu'en 2028 et s'oppose à une révision annuelle de ses paramètres. La prochaine séance est fixée au 15 janvier.