Exigence de la démonstration par le salarié d’un préjudice aux fins d’obtention de dommages et intérêts pour violation par l’employeur de son obligation de formation
Cour de cassation, chambre sociale, 17 juin 2026 (n° 25-10.517) – publié au Bulletin ❯
En l’espèce, une salariée a saisi la juridiction prud’homale d’une demande de résiliation judiciaire de son contrat de travail et de différentes demandes liées à l’exécution et à la rupture de ce contrat.
Par un arrêt du 22 novembre 2024, la cour d’appel de Bourges a notamment rejeté ses demandes de dommages et intérêts pour manquement de l’employeur à son obligation de formation et pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Cette juridiction a jugé que :
« Si le fait que la salariée n’ait bénéficié que d’une seule formation professionnelle en vingt-huit années d’emploi établissait un manquement de l’employeur à son obligation de veiller au maintien de sa capacité à occuper un emploi et à son obligation de formation, celle-ci ne justifiait d’aucun préjudice résultant du non-respect par l’employeur de son obligation de formation. »
Par un arrêt du 17 juin 2026, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par la salariée, en rappelant que l’existence d’un préjudice et son évaluation relèvent du pouvoir souverain d’appréciation des juges du fond.