- Les différentes PC et les stades de procédure
Cessation de paiements
- Organe de procédure
- Administrateur
- Redressement judiciaire
- Sauvegarde
- Responsabilité
La cessation des paiements constitue une notion centrale du droit des entreprises en difficulté, puisqu’elle fait office de critère à l’ouverture des différentes procédures (absence de cessation en procédure de sauvegarde, cessation depuis moins de 45 jours en conciliation, cessation des paiements exigées pour l’ouverture de procédures de redressement judiciaire et de liquidation).
L’article L.631-1 du code de commerce définit la cessation des paiements comme l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
L’impossibilité de faire face intervient quand le passif exigible est supérieur à l’actif disponible.
La cessation des paiements est à distinguer de l’insolvabilité (i.e. quand l’actif dans son entièreté est insuffisant pour faire face au passif dans son entièreté) :
L’appréciation de la cessation des paiements est effectuée par les juges du fond, sur contrôle de la Cour de cassation, qui doivent en conséquence ouvrir la procédure adéquate aux difficultés du débiteur.
Il revient à celui qui demande l’ouverture d’une procédure d’apporter la preuve de la cessation des paiements :
La date de la cessation des paiements est fixée par le tribunal après avoir pris connaissance des observations du débiteur. Par défaut, elle est réputée être intervenue à la date du jugement d’ouverture.
La date de la cessation des paiements peut cependant être reportée plusieurs fois, jusqu’à 18 mois avant la date du jugement d’ouverture (ou en cas de conciliation préalable, jusqu’à la date d’homologation de l’accord, sauf cas de fraude).
L’action en report de la date de la cessation des paiements est ouverte pour un délai d’un an maximum après l’ouverture de la procédure :
La date de la cessation des paiements va notamment déterminer l’étendue de la période suspecte* (période entre la date de cessation des paiements et le jugement d’ouverture), au sein de laquelle les actes passés par le débiteur peuvent être remis en cause (ex : souscription d’une sûreté, paiement de sommes importantes, donation d’un bien…).
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