- Les différentes PC et les stades de procédure
Extension de la procédure
- Administrateur
- Redressement judiciaire
- Sauvegarde
- Organe de procédure
- Responsabilité
L’extension de la procédure est un mécanisme d’origine jurisprudentielle, prévu aux articles L.621-2 (sauvegarde), L.631-7 (redressement judiciaire) et L.641-1 (liquidation judiciaire) du code de commerce.
Elle permet d’étendre une procédure collective ouverte à l’encontre d’un débiteur à un ou plusieurs autres débiteurs, et d’attraire dans le patrimoine du débiteur des actifs supplémentaires venant augmenter le gage commun des créanciers.
L’extension de procédure permet de rétablir une réalité juridique et de soumettre le patrimoine unique de plusieurs entités à une même procédure collective.
La demande d’extension est ouverte :
Au débiteur ;
A l’administrateur judiciaire ;
Au mandataire judiciaire ;
Au liquidateur ;
Au ministère public.
C’est le tribunal de la procédure collective qui est compétent pour statuer sur une demande d’extension
Fictivité
Détermination via un faisceau d’indice e.g. absence d’autonomie décisionnelle, juridique, de fonctionnement propre
Suppose l’absence d’un ou plusieurs éléments constitutifs d’une société e.g. volonté de s’associer, ou pour une société à associé unique volonté de faire vivre la société
On parle alors de société de façade ou prête-nom
Confusion des patrimoines
Suppose l’existence d’un des critères suivants :
1. Imbrication des patrimoines
Cas où l'organisation des masses passives et actives des sociétés rendent impossible la détermination des droits et dettes de chacune.
Exemples de cas : trésorerie des personnes gérée en commun, paiements faits indifféremment par l'une ou l'autre suivant la situation financière respective de celle-ci, dirigeant incapable de procéder à une ventilation des opérations entre les structures (Cass. Com. 03/04/2001 n°98-16.070), absence de comptabilité séparée entre une SCI et une société d'exploitation (Cass. Com. 16/02/1999 n°96-16.087).
2. Existence de relations financières anormales
Lorsque les fonds engagés par le débiteur ne sont pas conformes à son activité, son objet social ou son intérêt social e.g support de charge appartenant à une autre structure, facturation anormale, absence injustifiée de contrepartie, soutien financier anormal
Exemples de cas : le gérant d'une société qui fait supporter par elle des dépenses personnelles somptuaires (Cass. Com. 07/11/2018 n°17-21.284), SCI qui effectue d'importants travaux au profit d'une SARL qui ne paye pas ses loyers (Cass. Com. 26/05/2010 09-66.615), loyers décorrélés de la valeur locative et calculés pour correspondre aux échéances d'un prêt (Paris 3e ch. 16/05/2006), un abandon de la quasi-totalité des loyers (Cass. Com. 20/01/2009 n°07-17.026).
L'extension n'est pas possible après l'adoption d'un plan de cession.
L'extension entraîne une unicité :
Néanmoins, l'extension n'équivaut pas à une fusion. Les différentes personnalités morales demeurent.
L'extension entraîne une unicité :
Néanmoins, l'extension n'équivaut pas à une fusion. Les différentes personnalités morales demeurent.
De plus, s’agissant des salariés de la société concernée par l’extension, ce jugement n’étant pas rétroactif, il convient d’apprécier les délais de garantie de l’AGS de l’article L.3258-8 du code du travail à compter du jugement d’extension.
Seuls les salariés rattachés à l’entité concernée par l’extension peuvent bénéficier de ce nouveau point de départ du délai de garantie.
L’article L.661-1 3° du Code de commerce dispose que les décisions statuant sur l’extension sont susceptibles d’appel ou de pourvoi en cassation par :
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